Chingotto raconte sa rivalité et son duo avec Galán
Dans une interview accordée à El4Set, Fede Chingotto pose des mots précis sur sa saison et sur le très haut niveau. Il décrit une rivalité « super saine » avec Coello et Tapia, et situe à Rome 2025 un déclic avec Galán. Le ton est calme, presque chirurgical dans l’analyse.
Coello et Tapia, une rivalité intense mais saine
Fede Chingotto ne tourne pas autour du pot. Face à Arturo Coello et Agustín Tapia, il parle d’une rivalité « très intense » mais « super saine ». On sent le vécu. Sur le papier, ce duo impose une référence physique et de puissance. Dans les faits, Chingotto insiste sur autre chose, la capacité de cette opposition à forcer tout le monde à bouger ses lignes tactiques.
Ce point mérite qu’on s’y attarde. Quand Coello et Tapia verrouillent le centre et accélèrent dès la moindre balle courte, les réponses classiques ne suffisent plus. Il faut varier les hauteurs, densifier la première volée, accepter de défendre plus bas pour mieux ressortir. Chingotto explique que cette rivalité pousse les joueurs à se réinventer. Et on le voit sur le circuit. Les paires qui durent sont celles qui savent changer de rythme sans perdre leur identité.
Rome 2025 apparaît alors comme un marqueur clair dans son récit avec Alejandro Galán. Il dit qu’ils y ont trouvé l’amélioration recherchée. Rien de magique. Plutôt un réglage fin, avec des choix plus nets sur la transition défense attaque et une meilleure lecture des moments où Galán peut prendre la balle tôt. Ce n’est pas anodin.
La course au numéro un a aussi laissé une trace. Manquer cette place au Mexique a été un coup dur, reconnaît-il, puis il relativise très vite. Sa déception aurait duré 10 à 15 minutes. C’est court. Cela raconte une forme de gestion émotionnelle maîtrisée, utile quand chaque tournoi ressemble à une finale déguisée.
Objectifs 2026, équilibre mental et vie personnelle
Le fait marquant, presque inattendu, vient de sa projection personnelle. Chingotto présente Galán comme son partenaire idéal, au point de dire qu’il se retirerait avec lui car il se sent « super à l’aise ». Dans un marché des paires souvent instable, ce genre de phrase compte. Elle parle d’automatismes, mais aussi de confiance dans les zones grises d’un match serré.
Son rapport au padel est du même registre. Il affirme que ce sport ne lui doit rien parce qu’il « lui a tout donné ». On entend un joueur reconnaissant, mais pas naïf. Entrer sur un court est son « câble à la terre ». Deux mots qui résument bien l’effet compétition chez certains profils. Même fatigué, il accepterait sans hésiter de jouer une heure et demie. Il aime ça, tout simplement.
L’équilibre se joue pourtant ailleurs aussi. L’éloignement de sa famille reste l’un des rares aspects qu’il changerait, avec l’envie de les voir plus souvent. Et il souligne l’importance de sa relation de couple pour tenir émotionnellement quand les résultats baissent. Ce n’est pas du storytelling. À ce niveau, la stabilité hors terrain devient souvent un avantage compétitif discret.
Même son ambition est chiffrée sans excès. Il s’autoévalue à 95 et vise 96 ou 97 d’ici fin 2026. On pourrait sourire devant la précision, mais elle révèle une méthode. Progresser d’un point veut dire améliorer des détails concrets, comme la qualité du lob sous pression ou la prise d’information avant la volée adverse.
Pour la suite du calendrier, l’intérêt sera de voir si le duo Chingotto Galán consolide ce qu’il décrit depuis Rome 2025 quand les conditions changent vite, altitude, balles plus rapides ou pistes très vives en indoor. C’est souvent là que les rivalités « saines » deviennent des laboratoires tactiques permanents.
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