FIP Silver Dubaï Godallier et Marchetti battues en finale
Au FIP Silver Dubaï 2026, Léa Godallier et Giorgia Marchetti ont vu leur semaine parfaite s’arrêter au dernier match. La tête de série 5 a été dominée en finale par Teresa Navarro Lopez-Barajas et Virginia Riera, têtes de série 3. Un écart net, au pire moment, malgré un parcours sans faute jusque-là.
Une finale dominée par Navarro et Riera
Sur le papier, l’affiche avait une logique. Navarro (58e) et Riera (35e) arrivaient avec plus de vécu sur ces rendez-vous. Dans les faits, elles ont surtout imposé une vitesse d’exécution supérieure. Ça s’est vu très vite. Les échanges se sont joués haut, avec une paire qui prenait la balle tôt et qui fermait les angles sans se précipiter.
Godallier et Marchetti ont cherché à installer leur schéma classique, construire au filet et user en diagonale. Sauf que l’espace manquait. La qualité de lob adverse a repoussé Godallier loin de sa zone d’influence, et Riera a pesé dans la lecture des trajectoires. Le duo franco-italien a eu moins de secondes pour décider. Et à ce niveau, ça suffit à dérégler une finale.
On a aussi senti un détail tactique qui compte. Navarro et Riera ont alterné jeu tendu au centre et variations courtes dès que la volée flottait. Elles ont évité le bras de fer stérile. Leur plan était clair, avec une maîtrise du tempo qui a limité les séquences positives des outsiders du jour.
Le score importe moins ici que la sensation générale. Quand Godallier et Marchetti tentaient d’accélérer, la balle revenait encore. Quand elles temporisaient, elles perdaient le filet. C’est souvent le marqueur des paires installées, capables de gagner sans donner l’impression de forcer.
Un parcours solide malgré l’absence de titre
Avant cette finale, Godallier et Marchetti avaient déroulé. Aucun faux pas. Le duo avait montré une vraie cohérence, avec des montées au filet propres et une gestion sereine des moments chauds. Ce n’est pas anodin sur un FIP Silver, où les conditions changent vite et où les tableaux sont rarement confortables pour une tête de série 5.
L’objectif était assumé, décrocher un premier titre international ensemble. La marche était haute. Elle l’était encore plus face à une tête de série 3 qui aligne une joueuse classée 35e mondiale. Dans ce type de finale, la différence se fait souvent sur deux jeux mal négociés. Et sur la capacité à rester agressif sans s’ouvrir.
Le signal reste positif. Atteindre la finale après un tournoi parfait confirme que leur association tient debout dans la durée. Les automatismes existent, surtout dans la couverture du filet et les transitions défense attaque. On a vu une base de jeu qui peut voyager, même contre des paires mieux armées.
Pour convertir ce genre de semaine en trophée, il manque peut-être un cran dans la prise d’initiative sur deuxième balle adverse. Pas forcément frapper plus fort. Choisir plus tôt, parfois. Le calendrier FIP va offrir d’autres occasions, avec des plateaux variables selon les semaines et les déplacements des joueuses WPT Premier Padel. Dubaï laisse une trace nette, et un cap concret à viser dès la prochaine finale.
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